Des effets positifs (en sciences-fiction) de la grande Peste noire

Par 2 avril 2020 à 10:56

Entre la chute de Constantinople et les grandes découvertes ibériques, la seconde moitié du XVème siècle est le lointain moment fondateur de la prééminence de la civilisation occidentale aux époques moderne et contemporaine. C’est en inversant ce constat historique de départ que Robert Silverberg a imaginé un monde alternatif où l’Europe, définitivement terrassée par la Grande Peste de 1347, va être dominée par les turcs ottomans tout au long des cinq siècles qui suivent. Il nous y fait suivre, jusqu’au continent américain, l’errance et les pérégrinations d’un jeune Candide, prétexte à la découverte de civilisations riches et fières de leur domination culturelle. A travers la description de ce monde alternatif, presque utopique et en apparence pacifié, Robert Silverberg fait éclater son talent narratif et donne libre cours à une imagination qui a fait son succès, tant dans le domaine de la Science-fiction que dans celui de la Fantasy, comme l’a montré, entre autres, le Cycle de Majipoor.

Laurent, bibliothécaire site Riponne