La Corporation

La Corporation, c’est le nom que s’est elle-même donné l’organisation mafieuse la plus prospère des États-Unis au cours de la deuxième moitié du XXe siècle.
S’appuyant sur la communauté cubaine exilée en Floride, profondément humiliée par la déroute de la baie des Cochons, un ancien policier de La Havane, Pedro Miguel Battle, a bâti un empire financier à la vitesse de l’éclair à partir d’une loterie illégale, la bolita, qui lui a vite assuré des revenus colossaux. Bientôt considérée comme plus dangereuse que la Cosa Nostra, cette entité criminelle ultra-violente a étendu son influence le long de la côte Est jusqu’à New York en investissant tous les rayons du crime organisé : trafic de cocaïne, rackets en tous genres, blanchiment de dizaines de millions de dollars à travers d’innombrables sociétés écrans.
Raconter l’ascension vertigineuse de ce parrain cubain, c’est aussi revenir sur l’acharnement d’un flic, David Shanks, qui a consacré sa vie à la lutte contre El Padrino, ses moyens illimités et ses tueurs sans pitié. Il a fallu dix ans d’enquête à T.J. English pour remonter le fil de cette histoire rigoureusement inédite de la mafia cubaine aux États-Unis qui se lit comme une saga d’une des plus grandes familles criminelles américaines des dernières décennies.